Le téléphone sonna, comme j'aurais voulu qu'il ne sonne jamais..Mais a cet instant précis je m'en fichais,je faisais une fete pour mon départ car je partais en turquie le mois suivant,les parents étaient donc chez des voisins, plus précisément chez la mère de ma meilleure amie, habitant deux maisons plus loin..C'était Pierre, un copain à mon père qui était parti faire du canioning durant ces vacances ci.Je le connaissais bien, il me paraissait bisard,tendu, sous le choc, mais de quoi??Il voulait parler à mes parents mais ils n'étaient évidemment pas la, il me pressa pour les avoir, je fini donc par lui donner le numéro de la maison ou étaient les parents..Ma fete était bientot terminé, il était assez tard, il ne restait plus beaucoup de personne, j'allais donc voir, accompagné de Manon, ce qui se passait.Je prévîns mes parents et nous nous mîres a attendre ce téléphone qui ne sonnait pas.Mon père continuait de parler tranquilement sans rien imaginer, moi je me taisais,une chose assez rare si je puis l'ajouter, je sentais qu'il c'était passé quelque chose de mal, je stressais, mais je ne savais pas encore pourquoi. Quelques longues minutes plus tard, Pierre rappela, mon père décrocha. Je le vis ce mettre en pleur, je le vis comme je ne l'avait jamais vu,sous un autre jour, que je n'imaginais meme pas voir un jour. Je l'entendis nous dire "Francois et Dominique sont morts". Je n'arrivais pas vraiment a percuter que je ne les reverraient jamais..Dominique ce gars si drole et Francois qui était comme mon tonton..D'ailleurs je n'y arrives toujours pas..Mes parents étaient en pleur, moi aussi évidemment,j'essayais de les consoler, de les prendres dans mes bras mais que pouvais-je leur dire? "ca va aller" ? "ca va passer" ? "c'est pas grave" ? "t'inquiètes pas.."? Non je ne pouvais rien leur dire de tout cela, la seule phrase que j'arrivais a prononcer était "ce n'est pas possible" Je me mis alors a courir dans la rue, en pleur, j'avais l'impression que la vie ne valait meme plus la peine d'etre vécu.Manon me prenait dans ces bras, me consolais mais je continuais a répètez ces phrases.."c'est pas possible.." "non je ne veux pas!!" "pourquoi eux??non.." Mais je savais bien au fond de moi, meme si je ne voulais l'admettre, que je pourrais dire tout ce que je voudrais rien n'y changerait..
"Francois et Dominique sont morts.."
Cette phrase était bien réelle, elle était bien sorti de la bouche de mon père..